LIVRES  


Les premiers Somaliens, je les ai rencontrés dans les camps de réfugiés de l’Ogaden éthiopien. En mai 1991, et déjà affamés.Je suis entré dans le pays en guerre, Hargeisa, Mogadiscio, Kismayo, Baidoha, Merca, Huddur… Les chefs de guerre ont bien fait leur travail, le pays est détruit.
Pendant deux années, j’ai envoyé des centaines de dépêches d’agence : infos brutes, reportages, analyses. Ces textes sont d’une autre nature. Scènes, personnages, lieux, émotions de la tragédie somalienne, donnés à voir et à ressentir. Parce que la guerre et la famine sont affaire de sens. De cœur et d’estomac.

Seuil (Fiction & Cie), récits. 1993.

 


Deux mondes se rencontrent, se percutent, se saisissent.
Elle est une fille d’Afrique, née dans les violences, marquée par une vie d’errance, sa famille dispersée comme les branches d’un acacia foudroyé. Il est un homme seul, un blanc, qui, à force de voyager, oublie les noms.

Denoël, roman. 1995.

 


Massawa, Djibouti, Lamu, les Comores, Zanzibar, Madagascar…

Des îles et des ports de l’océan indien et de la mer Rouge, ces chroniques nomades et ces visions portuaires qui nous donnent à voir, sentir et comprendre cette Afrique océanique, d’où le voyageur n’est jamais vraiment revenu …

Denoël, récits. 1995.

 



Dans la nuit rwandaise, une église sur une colline. Avril 1994, tragique huis-clos. Le curé: « Ils reviennent, Dieu ! Les goulus, les sauvages, les insatiables ! Ils disent, on les veut tous, tous les longs. Je t’écoute, je fais quoi ? Tu ne réponds pas, tu as foutu ton camp en vacances, tu t’es congépayé la vie ! »

Denoël, roman. 1996.

 


Cœur léger, jeune policier kenyan, trébuche sur l’assassinat du ministre des Affaires étrangères, ordonné par le président. Dans la nuit, dans le plein sommeil, sa grand-mère lui murmure : « Tu l’as ton affaire, immense, si tu y touches, sache-le, c’est une histoire de fou, de ciel brûlant, d’homme très malheureux »

Julliard, polar. 2000.

 


Un reporter obsédé par les nuées de corbeaux qui se jettent sur les débris de la guerre au Kosovo, une petite Tsigane aux yeux d’or et aux sandales mauves, perdue au bord d’une route boueuse, un interprète au visage lunaire qui tente d’échapper à la haine entre Albanais et Serbe, une journaliste au sourire si sensuel que tous les hommes papillonnent au bord de ses lèvres, un détective kenyan débarqué des hauts plateaux africains, dans le froid et l’horreur…

Le Serpent à Plumes, roman.2005.

 


Laurens, jeune adolescent pyrénéen de 17 ans, arrive à Paris en septembre 1968 pour y vivre et travailler. Au creux de ces années privilégiées (1968-1978), il découvre, avance, expérimente, s'engage. Laurens ignore qu'il vit des années glorieuses, il croit pouvoir inventer un nouveau monde. Quand il comprend que l'utopie n'est qu'une utopie, il ne trouve qu'une issue, pour éviter de se vendre ou de se tuer : l'écriture et le voyage comme moyen de toujours inventer le monde.

L'Harmattan, récit. 2009.

 

"Et tes parents, qu’est-ce qu’ils faisaient ? », me demanda un soir d'août mon père.

Il était 19h43 à la pendule murale de la cuisine.

Ce texte, saisi au vif, fragmenté comme l’étaient ses éclairs de mémoire noyés dans un noir océan, racontent le sombre naufrage en si  douce lumière des Pyrénées de l’énigmatique boxeur amateur et grand cuisinier que fut mon père, Jean-Baptiste Campagne.

tempo, récit. 2013.

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Ici, même les casseroles dansent la rumba sur les plaques électriques. Voyage au bout de Kinshasa, dans l’Afrique des Afriques…

Kin, la ville qui danse et pleure à la fois. Sans merci, sans retour, sans égale.

La ville des shegues, petits princes abandonnés des rues balafrées, des filles tatouées jusqu’au vagin, du président-roi qui confisque, des vies en crues et des musiques incessantes.

Kinshasa bouillante et tourbillonnante, d’une élégance rare, d’une immense misère.

Kin étreint, étourdit, personne ne lui échappe….


tempo, récit. 2017.
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